DOSSIER DE L'ETE NORTIA
LI KA
SHING

déchiffrer les cycles économiques pour construire un empire.

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LI KA
SHING

déchiffrer les cycles économiques pour construire un empire.

SON PARCOURS

Li Ka Shing, surnommé « Superman » en Chine, est né dans la province du Guangdong en juillet 1928. Contraint de fuir à cause de la guerre sino-japonaise, sa famille s’installe à Hong Kong. Le décès de son père des suites d’une tuberculose le contraint arrêter l’école à 14 ans pour commencer à travailler. Dans un premier temps employé au sein du magasin de son oncle, il entame sa carrière come vendeur de montres dans la rue le jour, et fabricant de produits la nuit. Les premiers pas de Li Ka Shing dans le monde des affaires font déjà échos à un terme récurrent dans ses biographies : celui de « visionnaire ». En effet au début des année 1950, financé par ses économies et quelques prêts de ses proches, il crée son entreprise de plastique. Alors que celle-ci végète depuis une dizaine d’année, du fait d’un riche environnement concurrentiel, Li Ka Shing connait son premier succès en se spécialisant sur la dernière tendance européenne : le marché des fleurs artificielles. Pour cela, il partira étudier les méthodes de production en Italie, avant de construire sa première usine et de devenir le plus grand producteur de fleurs artificielles d’Asie.

LA CONSTRUCTION

Si Li Kah Shing est aujourd’hui le propriétaire le plus puissant de l’immobilier Hong Kongais, son activité portuaire n’est pas en reste. Premier opérateur portuaire mondial, le groupe Hutchison Whampoa Limited a la main mise sur environ 10% du transport maritime mondial à travers 7800 points de vente. Son empire s’est ensuite s’est largement diversifié, notamment dans l’hôtellerie, la distribution (à travers le groupe Marionnaud), l’énergie, les médias et les télécommunications. Ces développements lui ont par la suite permis d’investir dans les nouvelles technologies par l’intermédiaire de Facebook, Spotify et Siri (un système de reconnaissance vocale qu’il a vendu à Apple notamment).

SA METHODE

Sa fortune, le tyccoon l’a construite sur trois gros coups, à chaque fois en saisissant des opportunités de marchés. Après les fleurs artificielles dans les années 1950, c’est la révolution culturelle de Mao Zedong fin des années 1960 qui lui offre sa deuxième opportunité de marché : La fuite d’une grande partie de la population a tiré les prix de l’immobilier hong kongais vers le haut. Constatant que la population a plus que triplé en une vingtaine d’année, investit dans des dizaines des parcelles de terrains dans les beaux quartiers de Hong Kong. Huit ans plus tard sa société, Cheung Kong Holdings est à la tête de 800 000 m2 d’appartements et de bureaux, profite de la remontée des cours de l’immobilier. Fort des retours sur investissements que lui procure le secteur immobilier, Li Ka Shing investit massivement dans la société d’activités portuaires Hutchison Whampoa Limited, une société qui rencontre à cette époque des difficultés financières. En 1979, HSBC, principal créditeur de la firme, vend l’ensemble de ses positions avec une décote de 50% par action. LI Ka Shing les rachète, et devient le premier chinois à détenir une société britannique. Dès lors, il en devient président, détenant 22% du capital. Sa volonté de créer un conglomérat géant le pousse à emprunter pour moderniser les terminaux portuaires de Hong Kong et poursuivre son développement. Pour construire ce vaste empire, Li Ka Shing a également su tirer profit de sa nouvelle notoriété auprès des autorités locales. Il a notamment été nommé par le secrétaire général du Parti communiste chinois Deng Xiaoping à la tête du groupe national CITIC. Ce conglomérat nationalisé à plus de 40% avait été créé en 1979 pour conduire les activités économiques, financières et industrielles chinoises de grande ampleur, dans le cadre du projet de réforme économique. Il a également joué le rôle de conseiller entre Deng Xiaoping et Margaret Thatcher pendant les pourparlers relatifs à la rétrocession de Hong Kong à la Chine dans les années 1980.

CE QUE L'ON RETIENT DE L'HOMME

Li Ka Shing incarne avant tout le rêve chinois, c’est un self made man. C’est un homme très simple et extrêmement discret en temps normal. Il fait néanmoins la une de la presse asiatique en ce début d’année 2018 puisqu’il a annoncé publiquement son départ à la retraite. Il lègue son empire à son fils aîné, un empire présent sur une cinquantaine de pays et constitué de plus de 320 000 employés. Malgré son départ, le nonagénaire, dont les avoirs représentent plus de 11% de la bourse de Hong Kong, a ajouté qu’il jouerait dorénavant le rôle de conseiller principal de la compagnie. Il souhaite se consacrer à sa fondation caritative : la Fondation Li Ka Shing. Il a promis un tiers de sa fortune à la philanthropie, et a déjà légué 120 millions de dollars à l’université de Hong Kong. A la tête d’une fortune estimée à 31.2 milliards de dollars, il occupait en 2017 la 19 place du classement Forbes.


EN BREF

A la tête d’une holding présente dans 50 pays et regroupant 320 000 employés, Li Ka Shing est l’incarnation même du rêve chinois. Il a construit sa fortune, estimée à 31.2 milliards de dollars, en profitant d’opportunités de marché. En témoigne son entrée au capital d’Hutchison Whampoa Limited en 1979 (à hauteur de 22% du capital). Ses investissements sont extrêmement variés (immobilier, activités portuaires, distribution, télécommunications…) et lui valent de s’attirer les faveurs du gouvernement chinois. Néanmoins, Li Ka Shing demeure un homme simple et discret dont le tiers de la fortune est dédié à sa fondation.


CYCLE DE VIE ASSOCIEE

Création Expansion Consolidation Réorganisation Transmission Déclin

TYPE D'EVENEMENTS LIES

Création d’une entreprise

Prises de positions dans des sociétés


EVOLUTION DU COURS DE LA SOCIETE


PRESENCE DANS LE MONDE :


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